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Histoire : Les grands hommes
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Jehan de Joinville ( 1224-1317)
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Sénéchal de Champagne, le Sire Jehan de Joinville est connu pour avoir été le conseiller, et le confident du roi Louis IX. Il participa notamment à la célèbre 7ème croisade. A la mort de Saint-Louis, il devint le biographe du défunt monarque. Sa contribution nous permet de mieux connaître cette page essentielle de l’Histoire de France.
Jehan de Joinville passe son enfance à la cour de Champagne où il apprend notamment l’art de l’écriture. En 1241, en compagnie de son seigneur Thibaut IV, il fait son entrée à la cour du roi de France Louis IX.
C’est en côtoyant le souverain qu’il décide de se joindre à la célèbre 7ème croisade. Dans les moments difficiles, il se révèle un allié essentiel et gagne la confiance du roi. Au bout de quatre années passées en Terre Sainte, il devient le conseiller très écouté de Saint-Louis.
Contre toutes attentes, il décide de ne pas se joindre à la 8ème croisade, où Saint-Louis meurt à Tunis le 25 août 1270. Des années plus tard, Jeanne de Navarre, épouse de Philippe Le Bel, sollicite Jehan de Joinville pour relater l’histoire de son grand-père, Louis IX.
Il achève son récit intitulé « Livre de saintes paroles et des bons faits de notre roi Louis » vers 1309. Ce livre apporte un éclairage considérable sur la période des croisades et le règne de louis IX. Le biographe joinvillois y dessine singulièrement l’image d’un roi aux qualités exemplaires.
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Claude de Lorraine, Duc de Guise (1496 –1550)
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L’ambitieux Duc de Guise, siégeant au château de Joinville, s’illustra grâce à ses faits d’armes aux cotés de François 1er. Il acquit notamment sa réputation en sauvant plusieurs fois Paris de l’envahisseur. Plus localement, il est à l’origine de la construction du Château du Grand Jardin de Joinville.
Fils de René II de Lorraine, Claude de Guise hérite des nombreuses possessions de son père. Il décide alors de s’installer à Joinville et d’en faire son siège. Ce choix stratégique lui permet de gouverner avec une position centrale et de mieux contrôler ses terres éclatées entre la Lorraine, le Barrois et la Bourgogne.
Elevé à la cour de France, François 1er le nomme conseiller dès son accession au trône. Il obtient alors une réputation de grand stratège militaire en défendant les frontières de l’Est et de la Lorraine contre les invasions Luthériennes. Cette grande victoire fait de lui le garant de la religion catholique face à l’envahisseur protestant.
Le Duc de Guise devient vite essentiel sur tous les fronts. Il assoit complètement sa réputation en protégeant la capitale des assauts ennemis à plusieurs reprises.
Accusé d’être trop ambitieux, le Duc décide, au début des années 40, de rentrer à Joinville pour profiter sereinement de ses années restantes. C’est à cette époque qu’il ordonne la réalisation de son château d’agrément et son somptueux Grand Jardin à l’italienne.
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Voltaire (1694-1778)  |
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Si un grand nom a marqué le territoire, c’est sans doute celui de Voltaire. Le Philosophe séjourna au château de Cirey-sur-Blaise pendant 15 ans, de 1734 à 1749, sur invitation de son amie, la Marquise du Châtelet.
En 1734, un éditeur peu scrupuleux décide de publier les Lettres Philosophies (ou Lettres Anglaises). Ces écrits, critiques ouvertes des institutions, reçoivent un accueil très défavorable de la part du parlement qui ordonne, par lettre de cachet, l’emprisonnement de l’écrivain. Voltaire préfère fuir Paris et trouve refuge auprès de sa maîtresse, Gabrielle Emilie de Breteuil, à Cirey-sur-Blaise. Le château, frontalier de la Lorraine indépendante, est un lieu de refuge stratégique permettant de partir à l’étranger en cas d’ennuis.
Le séjour de Voltaire devait durer jusqu’à la levée de la lettre de cachet, significatif d’un retour sur Paris. Finalement, la vie à la campagne séduit l’auteur qui s’installe durablement à Cirey. Il entreprend alors des travaux de restauration et d’agrandissement du Château.
Au niveau artistique, ce long séjour aboutit notamment à l’écriture de l’«Essai sur les mœurs et l’esprit des nations » (1756) et à la réalisation de nombreuses représentations théâtrales dans la salle de spectacle privative du château, construite par Voltaire. |
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Philippe Le Bon (1767- 1804), inventeur de l’éclairage au gaz |
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Le petit village de Brachay, en Haute-Marne, est le berceau d’un des grands créateurs du 17ème siècle : Philippe Le Bon. Son invention est centrale dans l’histoire des techniques : l’éclairage au gaz. Cette dernière a longtemps été attribuée à un ingénieur tchèque du nom de Winsor. Ce dernier a amélioré la formule de Le Bon mais n’est pas à l’origine de la trouvaille.
En 1785, Philippe Le Bon, ingénieur des ponts et chaussées, a une idée particulière : « faire servir à l’éclairage, les gaz qui se produisent pendant la combustion des bois ». Il parvient finalement à obtenir un gaz, composé d’hydrogène carboné et d’oxyde de carbone. Le résultat est concluant mais le système éclaire mal et dégage une odeur déplaisante. Il présente son projet en 1799 et dépose un brevet l’année suivante.
Comme c’est souvent le cas pour les grandes inventions, il fait face à l’incrédulité générale. Il décide alors de dévoiler son ouvrage aux yeux du grand public. Pour ce faire, il installe le matériel dans les appartements et la cour d’un hôtel parisien. La démonstration est concluante et ouvre ainsi les portes des recherches sur l’éclairage privé et public.
Winsor s’évertue par la suite à améliorer et à démocratiser le procédé. Le succès rencontré attribue les bénéfices de cette découverte à ce dernier, mais ce procédé ne serait pas né sans la contribution essentielle de l’ingénieur Haut-Marnais.
Philipe Le Bon meurt dans des conditions mystérieuses le 2 décembre 1804, jour du sacre de Napoléon 1er, où il était par ailleurs invité. |
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Alexandre Hatier (1856-1928)  |
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Alexandre Hatier est le créateur de la maison d’édition du même nom, spécialisée dans le domaine de l’éducation. Ce Haut-Marnais est natif d’Ambonville, dans la région de Doulevant-le-Château.
Après avoir fait son apprentissage chez un libraire parisien, Alexandre Hatier reprend les fonds de la librairie Rigaud en 1880. 5 ans plus tard, il publie ses premiers ouvrages scolaires. Devant le succès rencontré, la maison prend le nom de « Librairie de l’Education ». En 1900, paraît le premier Bescherelle, qui fait la renommée de l’entreprise et le fait devenir numéro 1 dans le domaine scolaire.
Au début du 20ème siècle, les activités de la maison Hatier deviennent de plus en plus larges. L’enseignement supérieur, les sciences humaines et naturelles rentrent ainsi dans le champ de compétence de l’éditeur.
En 1928, à la mort d‘Alexandre, sa fille puis ses petits-fils reprennent l’entreprise familiale. Aujourd’hui filiale du groupe Hachette, les éditions Hatier font parties des plus importantes libraires dans le domaine de la recherche pédagogique, de la formation et de l’éducation.
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